L'île Perdue

Un avion, un écrassement, 30 survivants. Comment retournerons-t-ils chez eux ? Est-ce que les habitants de l'île les aiderons ou bien les turons ?
 
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 Le temps n'est qu'un sablier se retournant sans fin...

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Magalie House
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MessageSujet: Le temps n'est qu'un sablier se retournant sans fin...   Jeu 20 Sep - 9:58

Silhouette fine et délicate face à une pierre vieille comme le monde, Magalie House lisait à voix haute les noms inscrits sur cette dernière. Sa robe blanche serrée à la taille était déchirée de part en part, volant comme un voile mort dans le souffle du matin. Une autre journée sur cette île. Elle s'était éloignée du camp pour cette raison; Pour ne pas devenir folle à cause de cette journée de plus à comprendre la moindre chose qu'ils cachaient. Certains avaient peur. Très peur. Et Magalie, elle, sentait bien qu'elle n'arriverait jamais à contenir cette peur qu'ils gardaient pour eux, qu'elle allait exploser à un moment ou à un autre... Une larme coula sur sa joue lisse. Un des rares moments de solitude où elle se retrouvait elle-même.

- Kristen James... Sally Joy... Carrie Woo... Wootbridge... Mag... Maga... Lie House...

Sa voix avait commencé à trembler aux noms qu'elle connaissait. Celui de Carrie. Le sien. Celui des autres, encore. Un frisson remonta le long de l'échine de la jeune française, comme un serpent venant lui chuchoter les damnations éternelles d'Eve lorsqu'il l'avait visitée autrefois. Comment ces noms pouvaient-ils être là, sur cette pierre qui semblait dater de bien des années ? Sa main s'avança, tremblante et aussi indécise que sa personne; Elle frôla la pierre, glissa le bout de ses doigts avec une presque-sensualité effrayante sur les encoches causées par les noms. Depuis quand leur destin était-il inscrit dans la pierre ? Pourquoi l'était-il d'ailleurs ? Le regard bleu de la jeune brune vacilla un instant comme une flamme trop fragile alors qu'elle se mordillait pensivement la lèvre inférieure. Elle qui avait toujours crût qu'elle construisait d'elle-même son destin, pouvait le changer au gré de ses actes et de ses dires... Comment la réalité pouvait-elle retomber aussi durement dans son esprit ? Un peu plus loin, dans l'île, elle sentait la présence des autres. Ils s'inquiétaient, s'énervaient pour certains, pleuraient pour d'autres. De là ou elle était, elle pouvait ressentir tout cela. Etaient-ils tous destinés à finir ici ? Ou bien le destin d'une seule personne les avait-il amené à l'accompagner dans ce dernier refuge ? A nouveau, Magalie House ressentir la chair de poule lui frôler les bras alors qu'elle regardait nerveusement autour d'elle, se refermant à nouveau à ce qui l'entourait. C'était si facile lorsqu'elle était séparée d'eux... Mais elle pouvait également sentir autre chose. Quelque chose qui les observait de l'intérieur, du centre même de l'île. Et ce quelque chose, hormis des pointes d'exceptions très rares, semblait ne pas apprécier leur présence sur l'île. Oh, si Magalie avait été une personne plus directe, une personne qui osait plus faire ce qu'elle pensait, elle lui aurait hurlé à la face qu'ils n'avaient rien demandés pour être là. Mais à quoi bon ? A quoi cela aurait-il servit ? La jeune fille passa une main dans ses cheveux, retira l'élastique qui les retenait attachés avant de pousser un léger soupir fatigué. Y avait-il au moins un moyen de partir, aussi infime soit-il ? Elle s'écarta de quelques pas de la pierre, fronçant les sourcils et plissant les yeux alors qu'elle s'occupait à se refaire une tresse lâche; Quelqu'un devait savoir d'où venaient ces gravures, ou même la personne les ayant faites. Elle ferma brièvement l'empire glacé de son regard en se mordillant nerveusement la lèvre inférieure sans arriver à se calmer ou à calmer cet esprit de peur qui l'envahissait sans jamais prévenir. C'était ça, la clef : Quelqu'un avait dût arriver comme eux et écrire leurs noms, tout simplement.

- ... Simplement... ?

Non, ça ne pouvait pas être aussi simple... Gardant les yeux fermés, ses doigts dans ses cheveux emmêlés, Magalie laissa échapper un nouveau soupir. Et encore un autre. Tous sans intérêt, sans réponses.
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Shirley Parker
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MessageSujet: Re: Le temps n'est qu'un sablier se retournant sans fin...   Jeu 20 Sep - 22:50

La pauvre Magalie ne se doutait pas qu'une adolescente auprise dans un tourbillon de souffrance s'approcha. Le dont d'empathie de Magalie House allait être exploité à la puissance 10 tellement Shirley était souffrante dans sa souffrance. Elle-même avait eu envie d'allée faire un tour sûr la colline ou l'on voyait une pierre grisse. Grimpant tranquillement, son regard redevenu aussi froid qu'un glacier river vers le haut. La brunette ne s'était pas lavé depuis deux semaines, comme la plupart des autres. Depuis qu'elle avait retrouvé Bayron, soit le matin même, son regard s'était transformé en véritable enfer glaciale. Plus aucune larme ne s'était laissé à couler le long de sa joue. Cette jeune brunette éprouvait dans son ford interrieur une souffrance qui n'avait pas de mot. Elle souffrait de l'absence de confiction du baisé de Bayron, souffrait d'être ici, et encore plus elle souffrait de n'avoir personne qui pouvait l'écouter réellement. En montant sur la montagne elle remarqua une jeune fille qu'elle connaissait légèrement, très peu même. Magalie House. Une fille à son école. Elle s'approcha d'elle à pas de loup, ne se doutant une seule seconde que House l'avait sentit venir à des kilomètres à la ronde. Shirley s'approcha à son tour de la pierre grisse pour y voir inscrit des mots, ou plutôt des prénoms. Dix prénoms lui était famialier, Nicole Warrens, Noah Adams, Carrie Wootbrige... Bayron Stanford... Cheryl Parker... Shirley Parker... tout les prénoms elle les connaissait plus ou moins mais savait qu'ils étaient dans son lycée.

- T'as survécu toi aussi ? Si tu veux mon avis ont seraient tous... mieu morts.

Bien sûr elle mentait, mais s'était un demi mensonge. Elle aurait mille fois mieu mourir que de vivre ce qu'elle est entrain de vivre présentement, mais d'un côté elle n'aurait été capable d'être morte en paix avec tout les remords et les non-dits qu'elle ressentait dans son ford interrieure. Disons que Shirley cachait depuis trop longtemps des secrets qui commençait à être lourd sûr sa conscience. La jeune demoiselle croisa les bras et balança sa chevelure brune qui lui collait sûr le front. Shirley P était une jeune fille qui avait beaucoup trop de non dit en elle et Magalie devait probablement le ressentir. Le regard de Parker était figer sûr un prénom en particulier... celui de Bayron Stanford. Que fessait leur noms inscrit ici ? Il y avait également des noms qu'elle ne connaissait pas, tels que Sally Joy. Elle regarda un instant Magalie et marmonna froidement.

- Ou plutôt... toi t'aurais été mieu morte. Je te connais pas... mais je sais que t'es plutôt fragile et qu'ici nous ne sommes pas dans un de t'es livre d'aventure donc tout fini bien qui fini bien. Que l'héroïne froide et sans coeur finissait part retrouver la joie de vivre dans les bras d'un garçon. Nous sommes la vraie vie... qoi que qui maintenant pouvait dire que s'était la vraie vie ? J'pourrais me jeter en bas de la montagne et je ne mourrait pas, je peu prendre feu et si je peu figer le temps... alors tu vois... bon sang ! Magalie toi qui est si brillante, explique moi ce qui nous arrive ! Pourquoi nous avons survécu alors que des centaines d'autres sont morts ? Des enfants sont morts...

S'il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas s'était bien la mort d'enfant. Elle ne pouvait comprendre que des enfants mourrait alosr que des personnes qui ont du vécu survivait. Elle aurait donné n'importe quoi pour que le petit garçon qui était assis derrière elle survivre... n'importe quoi.

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Magalie House
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MessageSujet: Re: Le temps n'est qu'un sablier se retournant sans fin...   Sam 22 Sep - 8:59

Une main posée au niveau de son coeur, Magalie respirait paisiblement. Tout semblait calme chez elle... Mais quiconque serait entrée dans ses pensées aurait probablement perdu le sens des réalités. Evidemment, tout cela n'avait rien d'un conte de fée, ni même d'un roman de cap et d'épée : Ici, pas de beau prince pour venir la secourir, pas d'animaux pour lui obéir... Une pointe soudaine de souffrance lui fit ouvrir les yeux en grands, une larme perlant au coin de ses yeux d'un bleu pénétrant. Elle n'était plus elle-même tout en l'étant, état qu'elle apprenait depuis deux semaines à supporter plus qu'à l'accepter, ne sachant que faire et que penser pour arriver à se contrôler... Etais-ce même possible ? Doucement, s'infiltrant comme une lame glacée dans son esprit tourmenté, le sentiment d'une peur et d'une douleur inacceptable... Elle referma les yeux, respirant un peu plus vite que précédemment, sentant son coeur s'emballer dans sa veine tentative de repousser les assauts de cette attaque mentale qui n'était pourtant désirée par aucune des deux personnes. Une fille, sûrement. Une nouvelle larme perla au coin de l'oeil de Magalie alors qu'elle sentait plus qu'elle n'entendait les pas de la personne monter la petite colline pour venir à son tour examiner cette pierre mystérieuse. Tout ces noms... Depuis si longtemps... Le coeur de Magalie House commença à se calmer, la laissant dans un mélange de détresse et de rage que sa personne n'avait jamais connu. Tournant lentement la tête vers la si discrète petite personne - qu'elle reconnu comme étant Shirley Parker à travers le brouillard de ses émotions - elle se prépara au choc même de ses paroles... Dans un état qui ne lui était pas familier, ses mains tremblaient légèrement sur l'avant de sa robe sale et déchirée.

- T'as survécu toi aussi ? Si tu veux mon avis ont seraient tous... Mieux morts.

Une nouvelle vague de douleur et de tristesse envahis le crâne de la jeune brune; ce faisant, cette dernière hocha légèrement la tête. Dans un sens, la petite avait raison... Raison de préférer la mort au sentiment de regret et de perte qu'elle ressentait. Dans un sens seulement, car ses sentiments étaient en eux-même compliqués. Magalie aurait accepté la mort sans broncher dans cette situation, mais elle sentait qu'il y avait beaucoup trop de choses que l'enfant gardait pour elle que pour y arriver sans le regretter. Observant le visage aux traits de glace de Shirley, passant de temps à autre sur le nom qu'elle observait, Magalie était emportée dans ce flot continu de sentiments contraires; L'amour, le regret, la tristesse, la peur, la rage... Le tout allant créscendo sans que l'enfant bronche mais laissant la française de plus en plus tremblante et de plus en plus... Sur les nerfs. Puis le regard bleu électrique de la brune se reporta sur son ainée de seulement un an, aussi froid que la glace du pôle nord.

- Ou plutôt... toi t'aurais été mieux morte. Je te connais pas... Mais je sais que t'es plutôt fragile et qu'ici nous ne sommes pas dans un de tes livre d'aventure donc tout fini bien qui fini bien. Que l'héroïne froide et sans coeur finissait par retrouver la joie de vivre dans les bras d'un garçon. Nous sommes la vraie vie... Quoi que, qui maintenant pourrait dire que c'est la vraie vie ? J'pourrais me jeter en bas de la montagne et je ne mourrai pas, je peux prendre feu et si je peux figer le temps... Alors tu vois... Bon sang ! Magalie, toi qui est si brillante, explique moi ce qui nous arrive ! Pourquoi nous avons survécu alors que des centaines d'autres sont morts ? Des enfants sont morts...

Dans ce brouillard, les mots apparaissaient comme à tâton, venant frôler la conscience de Magalie pour s'envoler avant même qu'elle ait put en saisir le sens : Le fait que Shirley les marmonnent ne sembla pas aider à la compréhension de la jeune femme. Un nouvel accès de colère la traversa soudainement, pour se retirer sur une grande tristesse. Magalie cligna des yeux... Pour sa voix s'éleva, pareille à un murmure gonflant et dégonflant dans le courant, luttant avec les émotions de la fillette autant qu'avec ses propres réactions.

- Toutes les héroïnes ne sont pas froides, et toutes les héroïnes ne survivent pas...

Une nouvelle larme glissa sur la joue chaude de la jeune femme alors qu'elle forçait son regard à retourner sur la pierre. Aussi froide que l'enfant. Comment l'expliquer ?

- Connais-tu l'histoire de la petite sirène... ? La vraie histoire... ? Forte de son amour, et ne voulant pas forcer le prince à l'aimer, lui qui est prêt à épouser une princesse d'un lointain pays qu'il a identifié à tord comme sa sauveuse, la belle sirène a décidé de se sacrifier... Ses soeurs sont venues la chercher, les cheveux coupés par le fait d'avoir supplié la sorcière d'aider leur plus jeune soeur, et ont tendus les bras vers elle... Alors la princesse a sauté dans l'eau pour se blottir contre elles, et au moment ou le soleil levant a frôlé la surface de l'eau... Elle s'est changée en écume, mourrant d'une certaine façon, laissant ses soeurs pleurer avant d'emmener ce qu'il restait d'elle dans leur palais sous-marin...

Magalie reprit son souffle, déjà léger et délicat, tentant d'étouffer cet accès de larmes qu'elle voulait verser, puis elle reporta son regard sur Shirley.

- Toutes ne survivent pas... Et les véritables héros sont ceux qui finissent ainsi... Ces enfants qui sont morts, ceux qui sont morts dans l'accident auquel nous avons survécut... Il y avait une raison, bien qu'elle échappe à notre entendement, et plus tard nous parlerons d'eux comme de ceux qui nous ont permis de survivre. Tu comprends... ? Nous, pour avoir survécut, ne sommes rien... Il était prévu, dirait-on, que ce soit le cas... Mais c'est de leur propre volonté, bien que totalement inconsciente, que ceux qui étaient avec nous sont morts...

Nouvelle respiration.

- Dieu nous a offert le libre arbitre, et par cela nous devons assumer chacuns de nos actes... Ils sont montés dans l'avion, mais ils auraient put ne pas le faire.

Magalie reporta à nouveau son regard bleu sur la pierre, quelques larmes coulant à présent librement sur sa peau lisse et douce. Le libre arbitre, le droit de choisir, l'impossiblité de se plaindre de leurs propres actes... Voilà ce que Dieu avait donné aux humains. Voilà pourquoi tout le monde faisait des erreurs. Voilà également pourquoi Magalie, même plus intelligente que la moyenne, pouvait ne pas expliquer les choses d'une manière simple, pouvait tenter de consoler d'une certaine manière la personne à côté d'elle, abrégeant ses propres souffrances. La jeune femme soupira légèrement en se mordillant la lèvre inférieure. Rien ne semblait juste, même à elle qui donnait des explications aussi réalistes.
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